dimanche 3 décembre 2006

L'horloge au salon

Faut il vraiment, un jour, se ranger?
Plier les minis jupes, jeter les elastiques qui servent à faire tenir les couettes, les grandes chaussettes qui montent au dessus du genou, les fards à paillettes, les shorts et les pantalons qui moulent les fesses?
Tiens, ça fait très pétasse comme description...Bon, faut il un jour ne plus être une petasse?
On met quoi sur son dos, alors? C'est quoi l'histoire, ce nouveau role, le nouveau texte?
J'ai mal négocié le virage des années qui passent. J'ai même pas vu que j'avais pris des kilos. Le mirroir de chez Zara l'a pourtant bien gueulé.
OK, le 34, c'est pour les fillettes.
Au dessus, c'est...moche. Triste. Banal. Gris.Terne.
C'est ce que je suis aujourd'hui.
Avant, le dimanche après midi, j'essayais de survivre à la gueule de bois du samedi soir.
Je prenais un bain, y pliait un bouquin, deux nureflex, trois coups de fil, vingt cafés et le lundi relançait la machine.
Aujourd'hui, le dimanche n'est que la veille du lundi ou le lendemain du samedi.
Je ne sais pas où sont passé les fous rires mais j'ai peur de les avoir jetés avec les minis jupes.
Rangés. A la cave.
Alors, fallait vraiment un jour se ranger? Un peu jeune pour sentir la naphtaline. Un peu vieille pour sentir le whisky. Les autres ont batis leur avenir, ont pensé à tout, chaque pierres pour chaque soirée perdues...Moi, j'ai loupé aucune soirées, les pierres je les ai échangé contre des nuits blanches mais aujourd'hui...J'ai rien batit.
Même ce naze de Joey Starr continue à raper à 40 balais...
Je hais les dimanches.

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